@Ficanas84

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Archives : janvier 2009

Dernier ajout : 1er janvier 2009.

J’avais tout bien compté, fait des petits tas et tout ça.

Bon, c’était un peu raide mais ça passait, en faisant attention, en arrêtant de fumer mais quoi ? Tant qu’à faire de grandes choses, autant les faire bien.

Mon premier choix s’était porté sur une superbe FJR1300A, gris anthracite. Magnifique. Depuis que le Pascal m’a fait conduire la sienne, j’avoue qu’elle me plait bien, cette bécane.
Et puis, on ne se refait pas, je suis quand même passé chez BM. Je me disais que si j’avais les moyens de m’offrir une Yam neuve, peut-être bien qu’il y aurait une béhème récente qui pourrait faire l’affaire. Y en avait 2 (je limite pour faire court). Une K1200LT, très peu roulé, évidemment splendide et surtout ELLE : une R1200RT, rouge, à tomber par terre. 20 mille bornes dans le bourrin et toutes les options qui rendent les neuves hors de prix. Un joyau, quoi.

Je l’ai essayée, forcément. Et, forcément, il me la fallait. Alors, j’ai lancé l’opération. La copine du bureau de la Mut’ m’a fait la liste de tout ce qu’il fallait et hop, envoyez, c’est pesé.

Bien sûr, je voulais faire la surprise aux copains et pines mais c’est dur d’être excité comme une puce et de tenir sa langue. Alors, j’en ai parlé un peu, tellement certain de pouvoir bientôt la faire admirer. Bien sûr, la Rouquette a un peu aidé à la diffusion de l’info. Vous savez ce que c’est, sûrement ?

Et puis, il y a eu le message qui tue. Lundi.

Crédit refusé à cause que j’ai eu un problème avec ma banque. Ce qui est vrai, d’ailleurs : une erreur d’estimation, en septembre, mais tellement de bonne foi que je n’ai pas pris l’alerte au sérieux. Faut dire qu’entre toutes mes avances de frais, j’avais plus de 1000 € dehors. Une paille que j’avais pas prévue totalement. Mea culpa.
Et puis réglé aussi sec, dès que j’ai réalisé que c’était vrai et que mes remboursements trainaient. Un découvert, tout petit, plus long que le contrat ne le prévoit. Le truc méchamment grave, quoi, qui justifie qu’on te tire les oreilles et te retire ta carte bancaire. J’avais bien essayé de les appeler mais impossible d’avoir quelqu’un d’autre que le robot qui te dit d’appuyer sur la touche « étoile » ou « 2 » ou « 25 ». Facile quand t’es dur de la feuille !
Le seul problème depuis au moins 10 ans, si c’est pas plus (et c’est plus). Dire que je suis un mauvais client est d’ailleurs une sorte d’évidence : en 15 ans, mon découvert maximal autorisé est passé de 0 à 1400 € sans que je ne sollicite jamais rien et sans que je ne l’utilise jamais totalement. Je me méfie un peu de ces trucs. Qu’est-ce que ça aurait été si j’avais été un bon client ? On m’offrait des stock-options ou des subprimes ?

Toujours est-il que, quelque part dans un bureau bien abrité des intempéries, il s’est trouvé un connard en costard-cravate ou une pétasse en tailleur pour appuyer sur le bouton qui valide ton renvoi au purgatoire : mauvais payeur. Et sans rien te dire, juste que t’es une grosse merde qui n’a pas respecté son contrat et qui abuse des largesses de sa banque, que t’as jamais sollicitées, en plus. Un ingrat comme on n’en trouve plus, qui s’imagine en plus gagner assez de flouze pour pas être confondu avec un de ces crève-misère qui finissent le mois à peine passé le 10, comme j’étais il y a longtemps. Forcément, si j’avais été gentil, j’aurais souscrit à tous leurs trucs pour faire prospérer l’économie en prenant prétexte de le faire pour les miennes. Mais non, je suis un méchant.

L’ironie, évidemment, c’est que ça m’arrive après les brillantes performances financières que l’on sait. J’imagine que mes malheureux 300 € ont dû donner des envies de vengeance à mon petit gestionnaire. Remarquez, dans leur juste courroux, ces gens-là font preuve de magnanimité : on n’a pas fermé mon compte. Braves gens ! J’en ai l’œil tout humide. Sauf que là, je pense que c’est moi qui vais le fermer, histoire de pas laisser mon pognon leur salir les mains.

Toujours est-il que le mal est fait et que je peux faire une croix sur ma belle R1200RT. Et ça me fait un peu chier, je dois dire.

En soi, ce n’est pas gravissime. C’est un peu désagréable de faire ce genre d’annonce à son vendeur mais sans plus. De toute façon, ce n’est que partie remise. Le temps de régler le problème avec mes bienfaiteurs quitte à utiliser les voies de recours juridiques.
Et puis, il y a toujours Frida (3). Ça me laissera le temps de la vendre posément sans me foutre la pression et d’en tirer un petit quelque chose qui aidera à l’opération. C’est donc pas la mort du petit cheval. C’est juste énervant.

Je vous ai pas dit : la banque en question, c’est la Banque Postale, celle qui dit sur ces pubs que sa vocation c’est de permettre à tous d’avoir un compte en banque sans critère de ressources. Ou un truc dans le genre. Pas pire que les autres mais franchement pas mieux, non plus. Surtout par les temps qui courent.

Allez, bonne année quand même !

Hôpital : la politique de Sarkozy et Bachelot tue !

Communiqué du Mouvement "ENSEMBLE POUR UNE SANTE SOLIDAIRE"

mercredi 7 janvier 2009, par Marc Leblanc

J’ai reçu ce communiqué le 29 décembre dernier, par Facebook où j’ai un compte. Bah oui ! Aussi… Mais je dois dire que je ne suis pas très assidu.

Passons, là n’est pas le sujet.

Il (le communiqué) est malheureusement toujours d’actualité puisque cette politique de la santé publique basée sur une logique exclusivement comptable, logique idéologique complètement libérale, ne sera remise en cause que par une prise de conscience collective de ses dangers.
Si la casse de l’hôpital public a été engagée bien avant que le furoncle n’accède au pouvoir, les mesures prises ces dernières années ne vont pas dans le sens de l’amélioration. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais lisez plutôt :

Un petit garçon est mort le soir de Noël. Un homme de 53 ans ce week-end.
Erreur « humaine » dans le premier cas.
Trop de temps pour trouver une place libre dans un service compétent, pour le second.

Deux morts qui n’auraient pas dû être. Nous partageons la peine et la colère de ces deux familles, qui aujourd’hui doivent affronter à la fois le désespoir et le sentiment d’injustice.

Nous pensons aux soignants aussi. Des femmes et des hommes dont le métier est de sauver des vies, et qui n’y arrivent plus. Ou qui, à force de fatigue, commettent une erreur. Fatale.

Alors que, au cours des 50 dernières années, la médecine a repoussé les limites de la science, aujourd’hui nous pleurons un enfant et un homme qui ne sont pas les victimes de l’impuissance médicale face à la maladie.
Cet enfant et cet homme sont les victimes d’une politique délibérée d’un gouvernement qui casse l’hôpital public, pour créer une pénurie médicale. Cette pénurie obligera les Français à accepter la privatisation dont ils ne veulent pas.

Les arguments d’économies, de « rentabilité », de « réorganisation » ne trompent plus personne, quand l’Etat qui démantèle l’hôpital public arrive à trouver en quelques jours, dans des « caisses vides » des milliards pour renflouer les banques victimes de leur folie des grandeurs.

Pendant ce temps, Roselyne Bachelot pérorait chez Drucker ce dimanche [1], ne s’inquiétant que de l’éventuelle « récupération d’un drame aussi épouvantable » tandis que le secrétaire de l’UMP, lui, « mettait en garde » contre une récupération « politicienne » de cette « affaire ».

Voici ce que nous écrivions le 15 décembre :
« Nous rappelons au Chef de l’Etat et au gouvernement que les mesures et réformes qu’ils décident et mettent en place sont des choix politiques. Leurs choix.

Faut-il attendre que, demain, des malades privés de soins meurent, comme aux USA, du fait de décisions gouvernementales (fermetures hospitalières, déremboursements, forfaits, franchises etc…) visant à favoriser les actionnaires de cette belle source de profits qu’est la santé, pour que le mot, « responsabilité » prenne alors tout son sens ?

Faudra-t-il que cette réalité heurte de plein fouet tous ceux qui ont encouragé ou laissé faire, par intérêt personnel ou par désintérêt de ce qui ne les concerne pas directement, pour qu’ils mesurent la gravité de leur faute morale ? »

Aujourd’hui Mme Bachelot juge « incompréhensible » qu’il ait fallu plusieurs heures pour trouver un lit à un malade…

Et nous, nous jugeons inacceptable, que la ministre de la santé s’obstine dans une politique qui fait de plus en plus la preuve de son inefficacité et de sa dangerosité. Nous jugeons indécent qu’elle refuse d’endosser la moindre responsabilité en cas de problème ou de drame. Nous jugeons immoral qu’elle fasse semblant de ne pas comprendre que c’est SA politique qui est dangereuse.

Deux morts, c’est déjà trop. N’attendons pas qu’il y en ait d’autres pour obliger le gouvernement à arrêter de casser l’hôpital public et la sécurité sociale.

Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99


Pour répondre à ce message, cliquez sur le lien suivant : http://www.facebook.com/n/?inbox/readmessage.php&t=1014902734572

Depuis, un autre enfant est mort.

Je ne sais plus quel peigne-cul de ce gouvernement soutenait qu’on pouvait faire aussi bien avec moins de moyens. Peut-être ce bon Darcos en parlant de l’Éducation Nationale. Peu importe, la logique est la même pour l’hôpital public : tenter de soigner une population en constante augmentation et vieillissante avec moins de personnels, moins de structures. Au passage, on se souviendra avec attendrissement que nos amis socialistes avaient donné un joli coup de pouce lors de l’instauration des 35 heures, grâce au casse-tête qu’est devenu, depuis, la gestion des effectifs dans un hôpital où le terme "création d’emploi" est banni de fait, pour cause de restrictions budgétaires. La droite a eu beau jeu de dénoncer les méfaits de la réduction du temps de travail quand il s’agissait surtout de l’incurie de nos politiques à trouver des financements dignes de la mission de l’hôpital. Maintenant, ce sont les effectifs qu’elle réduit. C’est logique.
Comme il est logique que dans les groupements public-privé auxquels on assiste ici ou là, sous couvert de synergie, sous le beau nom de « Pôle Santé », les structures privées se voient confié les soins les plus rémunérateurs tandis que l’hôpital public pratique les plus lourds, les plus chers et les moins… « rentables ».
Comme il est logique aussi que certains fonds de pension étrangers, flairant les juteux profits, s’intéressent aux grands groupes de la santé privée.

Que la santé coûte cher, c’est un fait. Mais qu’elle soit vouée aux déficits systématiques, il n’y a que dans le credo formaté de nos dirigeants que cela soit une certitude. Là comme ailleurs (l’éducation, par exemple), il y a du pognon à ramasser. Tout dépend de la manière de s’y prendre.

L’hôpital public - qu’il soit général ou spécialisé (psychiatrique) - est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Comme l’ensemble de la politique sociale, proche du zéro absolu. Facile de venir faire ensuite de belles déclarations à la télé pour s’indigner de la mort d’un enfant, ici, d’un vagabond (vous savez, ces « SDF » ?), là, quand, par ailleurs, on fait tout pour démolir les mécanismes de solidarité. Pas d’argent pour les uns et des milliards pour d’autres. Logique mais criminel.

Notes

[1] 28 décembre 2008, ndr

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