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[Blogue] Promotion de printemps : La grande semaine de la pintade

Dion, Balkany et Royal

dimanche 25 mai 2008

Légion d’Honneur

L’ordre national de la Légion d’Honneur est la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.

Défintion de wikipédia

Sauf erreur de ma part, la Nation en question, c’est la France. Je ne voudrais donc pas faire le chauvin de service mais il est déjà assez surprenant de voir figurer dans la liste des récipiendaires quelques illustres étrangers tels que Clint Eastwood, par exemple. Ceci dit malgré toute l’admiration que j’ai pour ce géant américain du cinéma et son immense talent. Malgré tout, je n’arrive pas à percevoir quels éminents services il a bien pu rendre à notre Nation. On m’expliquera sans doute.

A plus forte raison, j’ai comme un haut le cœur en voyant Son Insignifiance, Sarko 1er, remettre la croix, que Chirac lui avait attribuée en 2005, à la beuglante québécoise, Céline Dion. C’était le 22 mai dernier.

En dehors des quelques centaines de milliers d’euros qu’elle vient régulièrement pomper dans les porte-monnaies de ses malheureux (bien que consentants) admirateurs français, je ne vois pas trop ce que la pétasse dame a bien pu apporter à notre beau pays. D’autant que question talent, la petite mère symbolise à mes yeux ce côté industriel du "chobiz" qui fait davantage songer à un tiroir-caisse bien huilé qu’à un hymne à la création artistique. Elle n’est rien de plus qu’un produit fort bien formaté, à l’américaine (entendez États-Unis), pour ramasser du pognon. Si c’est cela le talent, évidemment, à côté, François Béranger, ce bougre de chanteur libertaire, était un nain. Et puis cette manie de vouloir toujours nous assommer de décibels pour nous faire croire qu’on sait chanter. Serge Lama regretta jadis "le temps où les chanteurs avaient de la voix". Sans doute pour avoir lui-même un coffre respectable. Mais, qu’il soit rassuré, les beuglants sont de retour. A croire que les minces filets de voix des Françoise Hardy et autre Jane Birkin, pour ne citer que ces deux-là, déserviraient les textes de leurs chansons.

Mais après tout, comme disait Coluche en d’autres termes, ses disques ne se vendraient pas si personne ne les achetait. Et puis, on a bien refilé la Légion d’Honneur à Mireille Mathieu, autre beuglante bien d’cheu nous, elle. Alors, Céline Dion, finalement, pourquoi pas ?

Question tiroir-caisse, l’autre illustre récipiendaire de la breloque, Isabelle Balkany née Smadja, l’épouse de l’autre, maire de Levallois-Perret, est d’ailleurs tout un symbole de la décrépitude de l’institution napoléonienne et de la notion de mérite. Il y a une certaine indécence à faire figurer de tels noms aux cotés de ceux de René Mouchotte, illustre pilote français des FAFL, ou de Jean Moulin. Il est vrai qu’en Sarkosye, le mérite ne se mesure pas aux sacrifices que l’on consent soi-même pour le bien public mais plutôt au bien que l’on se fait à soi-même grâce à la chose publique. Ça permet de mieux comprendre.

La cheftaine

L’autre pintade de la semaine, c’est bien entendu l’impayable Mââme Ségolène. Ça la démangeait, la bougresse, d’annoncer avant tout le monde ses prétentions à diriger le PS. Et toujours dans ce style démago, lénifiant et insipide qui caractérisa naguère sa piteuse campagne électorale. Elle n’a évidemment aucun doute sur sa vocation de cheftaine. Ça, c’était le 17 mai.

Elle me fait penser à cet ancien copain d’internat dont la seule véritable obsession était d’être toujours le premier à la table que, avec d’autres malchanceux, j’avais le rude privilège de partager avec lui, matin, midi et soir. Cela lui permettait de s’installer en tête de table, du côté où arrivaient les plats, afin de pouvoir se servir copieusement sans trop se soucier d’une quelconque équité dans le partage. Ce qui, évidemment, finissait régulièrement en règlement de compte.

Mââme Ségolène, c’est un peu ça. Elle s’imagine qu’en se déclarant officiellement longtemps avant ses petits camarades, elle pourra se tailler la part de la lionne et accaparer l’attention du public. La pauvre. Déjà qu’au niveau des idées, c’est pas une légende, elle va se ramasser un petit paquet de mandales qu’elle n’aura pas volées. Car, non contente de se poser en référence, ce qui est déjà culotté vu sa dernière performance électorale, elle se porte garante de prévenir toute tentation de lutte fratricide autour du fauteuil convoité. Et avec ce regard déterminé qui a dû faire frémir de peur ses concurrents. Ou mourir de rire, c’est selon. Car on imagine assez mal ce bon Delanoë se laisser impressionner par la diva poitou-charentaise ! Et les autres donc. Chouette, ça va donc saigner !

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